UniCredit Bulbank a revu à la hausse ses prévisions d'inflation pour la Bulgarie en 2026. Cette mise à jour figure dans la dernière Revue macroéconomique trimestrielle de la banque pour le premier trimestre 2026, publiée sur le site web d'UniCredit Bulbank le 24 juillet. Selon cette revue, l'inflation annuelle moyenne devrait s'accélérer pour atteindre 5 % en 2026 avant de s'engager progressivement sur une trajectoire désinflationniste, pour redescendre à 4 % en 2027 puis à 3,1 % en 2028.
Le rapport indique : « Bien que les mesures d’assainissement budgétaire devraient contribuer à atténuer les pressions inflationnistes à court terme, le nouveau choc sur les prix des matières premières énergétiques a modifié la trajectoire de l’inflation à court terme. L’escalade des tensions au Moyen-Orient a entraîné une hausse significative des prix de l’énergie depuis le début de l’année, ce qui, selon nos estimations, aura des répercussions importantes sur les prix alimentaires et l’inflation sous-jacente au cours des prochains trimestres. Nous prévoyons que la transmission de ce choc de coûts aux prix à la consommation atteindra son maximum en 2027, avant de diminuer progressivement en 2028. »
Le rapport cite des données de l'Institut national de la statistique pour les mois de mai et juin, qui font état d'une baisse significative des prix alimentaires, suggérant que les mesures mises en place par le gouvernement ont permis de freiner efficacement les pratiques commerciales déloyales. Il en a résulté un effet désinflationniste sur les prix alimentaires plus marqué que prévu.
UniCredit Bulbank prévoit l'abrogation de la procédure de déficit excessif (PDE) en 2029. Selon ses projections, le déficit public, calculé selon la méthode des charges constatées d'avance, devrait atteindre 4,8 % du PIB en 2026. Les mesures d'assainissement budgétaire devraient ramener ce déficit à environ 3,8 % du PIB en 2027, puis à 3,3 % en 2028. Un tel scénario permettrait l'abrogation de la PDE au premier semestre 2029 et autoriserait également une reconstitution partielle des réserves budgétaires nécessaires pour faire face à d'éventuels chocs économiques futurs.
La croissance du PIB réel devrait se modérer à 2,5 % en 2027, contre 2,9 % en 2026. Le principal facteur expliquant ce ralentissement de l'activité économique l'an prochain sera la croissance plus faible de la consommation privée. D'une part, l'assainissement budgétaire prévu et la maîtrise des dépenses salariales du secteur public qui en découle devraient entraîner une modération progressive de la croissance des salaires et du revenu disponible des ménages.