Toutes les importations agricoles seront soumises à un contrôle fiscal strict de la part de l'Agence nationale des recettes (NRA).
Toutes les importations de produits agricoles seront soumises à un contrôle strict de l'Agence nationale des recettes (ANR), de même que les factures et la valeur réelle des transactions. Cette mesure a été décidée lors d'une réunion entre le ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation, Plamen Abrovsky, et le directeur exécutif de l'ANR, Boris Mihaylov.
Le ministre Abrovsky a souligné que des producteurs ont signalé des cas où le prix facturé dans le pays d'achat diffère de la valeur déclarée à l'entrée en Bulgarie. Il a cité l'exemple de l'importation de raisins de Grèce, où, selon les informations fournies, la marchandise est achetée à un prix nettement inférieur, mais déclarée ultérieurement à une valeur supérieure. « Il est impératif d'enquêter sur cette situation. Nous voulons connaître la réalité du marché et renforcer les contrôles. Notre objectif est d'être en mesure de réagir dès le début de la prochaine saison et des premières importations en mars », a déclaré le ministre de l'Agriculture.
De son côté, Boris Mihaylov a déclaré que le contrôle du transport de marchandises à haut risque fiscal avait été renforcé. Cette mesure s'applique non seulement à proximité de la frontière grecque, mais l'Autorité nationale des routes (NRA) procède désormais également à des inspections plus poussées des véhicules de transport de marchandises, y compris les petites camionnettes.
« Lors des contrôles des importations en provenance des États membres de l’UE, l’Autorité nationale des recettes (ANR) vérifie les documents fiscaux, notamment les factures et les pièces justificatives. Si nécessaire, une confirmation est demandée à l’administration fiscale du pays concerné », a commenté le directeur exécutif de l’ANR, précisant que l’administration fiscale bulgare collabore efficacement avec ses homologues grecs et procède régulièrement à des échanges d’informations fiscales.
La réunion a également porté sur la possibilité d'introduire des dispositifs fiscaux (caisses enregistreuses) pour les activités commerciales menées par les personnes enregistrées comme producteurs agricoles. Cette mesure s'appliquera aux cas où des personnes enregistrées comme agriculteurs exercent une activité commerciale, afin d'empêcher l'utilisation de leur enregistrement agricole pour dissimuler des opérations commerciales. Les véritables producteurs pourront toujours vendre leurs produits directement à la ferme sans dispositif fiscal.
Le ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation fournira également à l'Autorité nationale de réglementation (ANR) des données de référence sur les producteurs agricoles enregistrés, notamment des informations sur les superficies déclarées et les aides financières perçues. Par ailleurs, les cas d'agriculteurs enregistrés ne possédant aucune terre agricole déclarée seront analysés, en particulier lorsqu'il existe des soupçons qu'il s'agit en réalité de commerçants enregistrés comme producteurs agricoles afin de contourner l'obligation de déclarer leurs ventes à l'aide d'une caisse enregistreuse.